Французский Правосудие
05.09.2026 Читать источник
IMAX требует у банкрота Винсента Гуццо 2,3 млн долларов долга, подтвердив судами валидность его личных гарантий

Компания IMAX добивается признания своей задолженности в размере 2,3 миллиона долларов в Квебеке, ссылаясь на судебное решение Онтарио, где Гуццо безуспешно пытался оспорить валидность своих персональных поручительств. Несмотря на утверждения бизнесмена о недобросовестности действий руководства IMAX, суд подтвердил, что он, как опытный предприниматель, понимал последствия своих обязательств.
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Dette de plus de 2 millions
Vincent Guzzo a déjà perdu presque tous ses cinémas, mais il n’en a toujours pas fini avec ses créanciers. IMAX veut forcer le magnat déchu du grand écran à lui payer une dette de 2,3 millions de dollars qu’il a garantie personnellement.
Publié le
Forte d’un jugement en sa faveur de la Cour supérieure de l’Ontario, IMAX tente maintenant de faire reconnaître sa créance au Québec. La société réclame à Vincent Guzzo les sommes impayées par son groupe pour la location d’équipements et de films.
Les Cinémas Guzzo ont perdu toutes leurs salles sauf celles de Terrebonne, après une liquidation ordonnée en vertu de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité.
À partir de 2023, l’entreprise a fait défaut de payer les sommes dues à IMAX selon ses contrats.
Pour pouvoir continuer à montrer des films sur écran géant, Vincent Guzzo a fourni des cautions à IMAX sur ses propres actifs, en juillet 2024.
En cas de défaut de paiement, la société torontoise devait ainsi pouvoir se rembourser à même ses propriétés personnelles.
Défaut de paiement il y a eu. Mais avant de faire exécuter ses garanties au Québec, IMAX a dû faire face aux objections de Vincent Guzzo devant la cour ontarienne, où il a tenté en vain de contester la validité des garanties qu’il avait accordées.
« Allégation sans fondement »
Selon Vincent Guzzo, le grand patron d’IMAX, Mark Welton, lui a assuré que son entreprise n’avait pas réellement l’intention de se prévaloir des cautions qu’il avait données.
Selon la déclaration sous serment du patron de Guzzo, Mark Welton aurait affirmé que les garanties sur ses actifs personnels servaient « seulement à rassurer les auditeurs d’IMAX », pour qu’ils n’aient pas à « radier les sommes à recevoir » de Guzzo.
Mais le juge ne l’a pas cru. « Une allégation sans fondement, ni crédible ni fiable », a tranché Paul Schabas dans sa décision de janvier dernier.
Mark Welton a « catégoriquement nié » avoir laissé entendre qu’IMAX ne comptait pas se servir, en cas de besoin, des garanties personnelles de Vincent Guzzo.
Son avocat, Jean-Claude Rioux, a tenté de faire témoigner le patron d’IMAX et son client pour que le juge puisse « regarder les témoins dans les yeux » et déterminer qui disait la vérité.
Inutile, a répondu la Cour. Paul Schabas souligne dans sa décision que Vincent Guzzo n’a présenté « aucun courriel, message texte, ou autre trace » pour appuyer ses affirmations.
De toute façon, même si Mark Welton avait fait une telle déclaration – ce qui serait contre les intérêts des actionnaires d’IMAX –, les clauses du contrat de garantie l’emporteraient sur cette hypothétique discussion, dit-il.
Vincent Guzzo a aussi tenté de faire annuler ses cautions en les faisant déclarer « abusives ». Mais le juge a aussi rejeté cet argument : l’homme d’affaires savait très bien ce qu’il faisait. « Guzzo est un homme d’affaires éduqué et sophistiqué, qui n’était pas timide dans ses négociations avec IMAX, et avec Welton en particulier. »
Un petit empire liquidé
Les ennuis financiers personnels de Vincent Guzzo découlent du naufrage de son petit empire du cinéma, liquidé à partir de décembre 2024 pour rembourser des dettes impayées de plus de 100 millions.
Cette année-là, le principal créancier des Cinémas Guzzo, la Banque CIBC, avait fait mettre l’entreprise sous séquestre, ce qui avait mené à la vente du groupe en pièces détachées.
Dans un jugement cinglant en novembre 2024, le juge Michel Pinsonnault avait déploré le « manque de collaboration » de Guzzo dans les procédures.
Les documents rendus publics avaient entre autres permis d’apprendre que les Cinémas Guzzo devaient des millions en taxes à tous les ordres de gouvernement. L’entreprise avait notamment conservé dans ses coffres l’argent prélevé sur la paie de ses employés pour leurs impôts et leurs cotisations aux caisses d’assurance publiques.
Lisez l’article « Jugement cinglant contre Guzzo, qui doit ouvrir ses livres »
Lisez l’article « Le groupe Guzzo officiellement en liquidation »
Avec la collaboration de Louis-Samuel Perron, La Presse
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