Французский Общество
06.07.2026 Читать источник
В Канаде расширили штат социальных работников для помощи бездомным в Сент-Жан-сюр-Ришелье

Благодаря государственному гранту организация «Пас-му-ла-пак» наняла двух новых сотрудников для работы с маргинализированными слоями населения в районе Сент-Жан-сюр-Ришелье. Специалисты используют гибкие методы взаимодействия, чтобы установить доверие с бездомными и направлять их к необходимым ресурсам, несмотря на переполненность системы социальной помощи.
Перевод ИИ
Текст статьи доступен на языке оригинала.
Нажмите кнопку «Перевести статью» выше, чтобы сгенерировать перевод с помощью ИИ.
Оригинальный контент
Grâce à une subvention du programme québécois de lutte contre la criminalité récemment accordée par le ministère de la Sécurité publique, l’organisme communautaire en travail de rue Passe-moi la puck, situé à Saint-Jean-sur-Richelieu, a pu embaucher deux travailleurs de rue supplémentaires pour se joindre à son équipe. Mais en quoi consiste exactement le travail de ces intervenants ? À qui s’adressent leurs interventions ? Et quelles réalités côtoient-ils au quotidien ? Le Canada Français est allé à la rencontre des travailleurs de rue Gabriel et Sophie Girard.
Gabriel Girard œuvre comme travailleur de rue depuis environ quatre ans, tandis que Sophie Girard en est à sa quatorzième année dans le métier. Tous deux ont toujours travaillé dans le domaine de l’intervention, mais c’est dans la rue qu’ils ont trouvé une approche qui correspond pleinement à leur vision de l’accompagnement. Leur mandat consiste à aller à la rencontre des personnes marginalisées ou en rupture sociale, directement dans leur milieu de vie. Que ce soit autour d’une bière dans une taverne, d’un café dans un Tim Hortons, assis sur un banc de parc ou encore installés sur un divan à regarder une partie du Canadien, leur objectif demeure le même : créer un lien de confiance durable.
Cette proximité leur permet de s’intégrer naturellement au quotidien des personnes qu’ils accompagnent et d’entrer dans leur univers de manière non intrusive. En développant une relation basée sur l’écoute et le respect, ils deviennent peu à peu des visages familiers vers lesquels il est possible de se tourner au besoin.
Profils et interventions variés
Les travailleurs de rue portent plusieurs chapeaux : accompagnateurs, éducateurs, intervenants en prévention, agents de réduction des méfaits et, bien souvent, personnes-ressources de première ligne.
Si l’itinérance visible au centre-ville occupe une part importante de leur temps, leur clientèle est loin de s’y limiter. Jeunes en difficulté, personnes âgées isolées, individus aux prises avec des problèmes de consommation ou de santé mentale, personnes vivant de la précarité ou en manque de soutien social, les profils rencontrés sont aussi variés que les interventions qu’ils réalisent.
« Les gens nous appellent pour qu’on les accompagne à des rendez-vous à la banque. Comme ils n’ont pas de pièce d’identité, ils ont besoin d’assistance. Et parfois, ils nous contactent juste parce qu’ils ont besoin de parler. Pour plusieurs, on est leur seule ligne de support », souligne Gabriel Girard.
Certaines situations peuvent être une question de vie ou de mort. L’intervenant se souvient notamment d’un moment marquant où il a accompagné une personne en détresse psychologique pendant qu’elle téléphonait à un centre de prévention du suicide.
De son côté, Sophie Girard affirme être intervenue auprès d’un bon nombre de personnes âgées ces derniers temps. « Je les accompagne à leurs rendez-vous médicaux, car ils ont souvent de la difficulté à comprendre leur médecin. Ou bien je les aide avec la prise de médicaments. Quelqu’un s’est déjà pointé au domicile d’une personne que j’accompagnais pour lui acheter sa médication, car elle avait besoin d’argent », témoigne l’intervenante.
La réduction des méfaits fait également partie intégrante de leur travail. Les intervenants gardent toujours à portée de main des préservatifs et du matériel de consommation sécuritaire pour prévenir la transmission d’infections, et de la naloxone, un médicament utilisé pour renverser les effets d’une surdose d’opioïdes.
Approche humaine
À moins d’une situation présentant un danger imminent, le travail de rue ne rime pas avec l’urgence d’agir. Il exige plutôt une grande capacité d’observation, de l’écoute et beaucoup de patience. C’est d’ailleurs l’approche privilégiée par Gabriel Girard, qui couvre principalement le secteur d’Iberville. Sa façon d’entrer en contact avec les gens repose sur l’attente et la capacité à saisir le bon moment.
« On ne veut surtout pas brusquer les gens ni les bombarder de questions dès le premier contact. Je prends mon temps et j’observe. Souvent, les personnes finissent par venir à moi. Ils sont curieux de savoir qui je suis et pourquoi je suis là », explique-t-il.
Sophie Girard, quant à elle, préfère une approche plus directe. « Je ne suis pas du genre à m’asseoir et attendre dans un parc. Je veux que ça bouge et je suis du genre à foncer dans le tas, dit-elle. Mais, je suis toujours dans l’observation », dit-elle.
Malgré leurs méthodes qui s’opposent, les deux intervenants s’accordent pour dire qu’il faut adapter chaque intervention selon le rythme et l’ouverture des gens à qui ils viennent en aide. Leurs pratiques s’ancrent dans une approche profondément humaine. « Il faut prendre le temps d’écouter et de poser les bonnes questions, d’être curieux de leur expérience. Et parfois, il suffit d’être là tout simplement », exprime Gabriel Girard.
Défis actuels
Les travailleurs de rue doivent également être en mesure d’orienter les personnes vers les ressources les mieux adaptées à leur situation. Une bonne connaissance du réseau communautaire et institutionnel est donc essentielle. « On fait le pont avec plusieurs partenaires, que ce soit des organismes, des centres d’aide, des ressources gouvernementales. Notre but, c’est de connaître tous les services disponibles et de créer autour des personnes un cercle de soutien », souligne Gabriel Girard.
Toutefois, cet accompagnement se heurte de plus en plus aux limites du système. Plusieurs services sont saturés et certaines ressources demeurent insuffisantes pour répondre à la demande. Le manque de logements abordables, tout comme l’accès à l’aide alimentaire pour les personnes en situation d’itinérance, figure parmi les problèmes les plus fréquemment observés sur le terrain selon les deux intervenants. Mais malgré les défis grandissants, ils ont toujours la passion du métier. « Je ne me verrais pas intervenir ailleurs que dans la rue. Pour moi, c’est ça de la vraie intervention. On n’a pas de cadre fixe et on a une liberté d’horaire qui nous permet de prendre le temps nécessaire pour appliquer nos interventions », conclut Sophie Girard.
L’équipe de Passe-moi la puck compte à présent cinq travailleurs de rue qui sillonnent le territoire de Saint-Jean-sur-Richelieu. L’ajout des plus récents intervenants permet d’assurer une couverture plus étendue, de Saint-Eugène à Saint-Luc, en passant par l’île Sainte-Thérèse. Un intervenant est également présent en soirée et, compte tenu des besoins particuliers du secteur, tous les membres de l’équipe interviennent régulièrement dans le Vieux-Saint-Jean.
À lire aussi :
Derrière l’itinérance se cachent des histoires de vie
Crise de l’itinérance : les travailleurs de l’ombre du Centre de jour Le Spot
Аналитика ИИ и парсинга
Технические детали обнаружения, сопоставления и связывания статьи
Поисковый запрос
«работа на улице в Квебеке организация Passe-moi la puck помощь бездомным»
Запрос, сгенерированный ИИ для поиска статьи в веб-источниках
Связанные результаты поиска
Результаты поиска отсутствуют в БД
Парсер не сохранил результаты веб-поиска для этой статьи.