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01.09.2026 Читать источник
Спустя десять лет выходит специальная версия альбома Mac Miller «The Divine Feminine» с тремя inédитными треками

2 октября фанаты получат расширенную версию четвертого студийного альбома рэпера, включающую три ранее неопубликованные демо-записи 2016 года, среди которых есть трек с басистом Thundercat. Несмотря на уважительное отношение к наследию артиста и сохранение оригинального звучания, публикация этих материалов поднимает сложные вопросы о воле покойного исполнителя.
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Оригинальный контент
Pour célébrer le dixième anniversaire de The Divine Feminine, l’incroyable quatrième album de Mac Miller sorti en 2016, une édition spéciale débarque le 2 octobre prochain avec, en bonus, trois titres enregistrés à l’époque mais jamais publiés. L’un d’eux embarque même Thundercat à la basse. Sur le papier, difficile de ne pas trépigner d’impatience. The Divine Feminine, c’est précisément l’instant où le gamin de Pittsburgh a fait sauter toutes les barrières artistiques : un projet infusé de jazz, de soul, de hip-hop, parlant d’amour et de désir sans filtre. C’est l’album qui abrite la pépite Dang ! avec Anderson Paak ou encore le sublime My Favorite Part en duo avec Ariana Grande.
Le faux mythe derrière l’album
D’ailleurs, tordons le cou à un petit mythe au passage : non, l’album n’a pas été entièrement composé pour Ariana Grande. Une bonne partie des morceaux existait avant leur histoire, et My Favorite Part avait été posé à une époque où ils n’étaient encore "que" de bons amis. N’empêche qu’aujourd’hui, impossible d’écouter ce morceau sans y déceler une alchimie bien particulière.
La preuve que ce disque refuse de vieillir ? Cinderella, ce pavé magique de huit minutes, vient de connaître un retour de flamme hallucinant sur TikTok en ce moment même, en 2026. Qu’un morceau pensé, validé et sorti de son vivant par Mac Miller explose à nouveau une décennie plus tard, c’est ce qu’on appelle la magie de la musique.
Mais quand il s’agit de fouiller dans les fonds de tiroirs pour en extraire des maquettes délaissées, le malaise pointe gentiment le bout de son nez.
Le droit de regard éternel
La question dérange mais elle s’impose : un artiste décédé aurait-il vraiment voulu que ces démos refassent surface ? Par définition, un auteur qui n’est plus là ne peut plus donner son avis. Impossible de savoir s’il considérait ces pistes comme des brouillons ratés, des idées abandonnées ou juste des morceaux qui ne collaient pas à la tracklist finale.
Certains artistes ont tranché la question de leur vivant. Anderson. Paak, justement présent sur The Divine Feminine, s’est fait tatouer une consigne claire et nette sur le bras : interdiction absolue de sortir le moindre morceau posthume sans son accord préalable. Dans le même ordre d’idées, après la mort d’Amy Winehouse, le patron de son ancien label avait pris la décision radicale de détruire ses démos inachevées pour éviter que quiconque ne vienne trafiquer son œuvre.
À l’autre bout du spectre, le rap et la pop regorgent d’exemples douteux. On se rappelle des albums posthumes de Pop Smoke finis à la va-vite, ou de featurings totalement artificiels créés de toutes pièces entre des artistes qui ne se sont jamais croisés de leur vivant, comme Lil Peep et XXXTentacion.
Le cas Mac Miller : la nuance avant tout ?
Heureusement, la gestion du catalogue de Mac Miller a jusqu’ici fait figure de modèle de bienveillance. À sa mort, son entourage proche et le producteur Jon Brion avaient finalisé l’album posthume Circles en s’appuyant sur des heures de conversations, des notes précises et une vraie proximité artistique.
Pour cette réédition de 2026, pas de bricolage douteux non plus : les trois inédits n’ont pas été découpés pour être collés sur des prods modernes, ils restent issus des sessions originales de 2016.
Pourtant, le doute subsiste. Si Mac Miller a choisi de garder ces morceaux sous clé il y a dix ans, était-ce par manque de temps pour les peaufiner, ou tout simplement parce qu’il estimait que The Divine Feminine était bien meilleur sans eux ? C’est une question à laquelle ni sa famille, ni ses producteurs, ni ses plus grands fans ne pourront jamais répondre. Et c’est peut-être ça, le plus grand dilemme de la musique posthume.
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