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02.09.2026 Читать источник
Фей Данауэй получит награду Deauville Icon Award за культовые образы в кино

На фестивале в Доэвиль актриса будет отмечена за свои легендарные роли, которые стали эталоном стиля в Голливуде. Ее иконы из фильмов «Бонни и Клайд» и «Частное детективное агентство» вдохновляют модников уже десятилетиями.
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Les rôles les plus mode de Faye Dunaway, célébrée au Festival de Deauville
À l’occasion du Festival du cinéma américain de Deauville 2026, lors duquel Faye Dunaway recevra, le 8 septembre 2026, un Deauville Icon Award, retour sur sept rôles cultes qui ont façonné sa légende et ont imposé son sens du style inouï. De Bonnie and Clyde à Network, en passant par Chinatown et L’Affaire Thomas Crown, l’actrice américaine à l’allure sophistiquée et à la beauté folle a fait de chacun de ces personnages une référence mode.
par Ambra Flora,
et Violaine Schütz.
“Je ne trouvais pas mon visage beau. Je crois que j’y trouvais beaucoup de défauts”, confiait Faye Dunaway à People en 2016. Une déclaration difficile à croire tant elle demeure l’une des plus grandes icônes de style du cinéma américain. Avec sa chevelure blonde impeccablement coiffée, son maquillage sophistiqué et son élégance naturelle, l’actrice demeure une référence mode incontournable. Formée au théâtre et passée par Broadway avant ses débuts au cinéma en 1967, Faye Dunaway est rapidement devenue l’une des figures majeures du Nouvel Hollywood.
Les rôles les plus mode de Faye Dunaway, célébrée au Festival de Deauville
Au fil d’une carrière de près de six décennies, elle a tourné sous la direction d’Arthur Penn (Bonnie and Clyde), Sidney Lumet (Network), Norman Jewison (L’Affaire Thomas Crown), Elia Kazan (L’Arrangement) ou encore Emir Kusturica (Arizona Dream). En 2026, le Festival du cinéma américain de Deauville, se déroulant du 4 au 13 septembre 2026, célèbre la trajectoire exceptionnelle de l’actrice de 85 ans en lui remettant un Deauville Icon Award. À cette occasion, retour sur les films les plus mode de la star.
Une Joan Crawford spectaculaire dans Maman très chère
Impossible d’écrire sur les rôles les plus mode de l’actrice sans parler de ce film. Dans Maman très chère (1981) de Frank Perry, Faye Dunaway se glisse dans la peau de Joan Crawford, immense star de l’âge d’or hollywoodien. Il s’agit d’une adaptation des mémoires controversées de sa fille adoptive Christina Crawford qui dévoile ce qui se passe derrière les portes de sa somptueuse demeure. La production montre un visage bien différent de Joan Crawford que celui qu’elle offre aux photographes et aux studios : celui d’une mère autoritaire, obsédée par le contrôle et en proie à de nombreux accès de colère.
Pour incarner une femme qui a fait de son apparence une armure, Faye Dunaway adopte un vestiaire théâtral. Robes du soir sculpturales, tailleurs aux épaules affirmées, manteaux de fourrure, bijoux luxueux et tenues d’intérieur sophistiquées recréent le glamour hollywoodien des années 1930 et 1940. Les sourcils très dessinés, les lèvres rouges et les coiffures impeccables contribuent à accentuer la ressemblance entre l’actrice et celle qu’elle incarne.
Maman très chère (1981) de Frank Perry, disponible en DVD.
Une photographe de mode dans Les Yeux de Laura Mars
Dans le thriller Les Yeux de Laura Mars (1979) d’Irvin Kershner, Faye Dunaway incarne Laura Mars, une photographe de mode new-yorkaise à succès dont les images provocantes mêlent glamour, violence et érotisme. Sa vie bascule lorsqu’elle commence à voir, à travers les yeux d’un mystérieux assassin, les meurtres de personnes de son entourage.
Au-delà de son intrigue et son esthétique giallo, le film constitue aussi une capsule de la mode de la fin des années 1970. Évoluant entre studios photo, vernissages et rues de Manhattan, Faye Dunaway arbore un vestiaire à la fois spectaculaire et très maîtrisé : manteaux volumineux, silhouettes monochromes, chemises fluides, pantalons taille haute, robes sophistiquées et accessoires imposants composent l’allure de cette photographe aussi élégante qu’indépendante.
Les Yeux de Laura Mars (1979) d’Irvin Kershner, disponible sur Sooner.
Une directrice des programmes ultra chic dans Network : Main basse sur la télévision
Bien avant l’ère des chaînes d’information en continu et de la course aux clics, Network : Main basse sur la télévision (1977) imaginait déjà une télévision prête à tout pour conquérir l’audience. Filmée par Sidney Lumet (Un après-midi de chien), Faye Dunaway incarne Diana Christensen, directrice des programmes brillante, mais impitoyable, dont l’ambition finit par prendre le pas sur toute considération éthique. Son interprétation intense lui vaut l’Oscar de la meilleure actrice en 1977.
Côté style, son vestiaire demeure une référence, composé de trenchs beiges parfaitement coupés, de tailleurs camel, de jupes crayons et de chemises dans une palette de beige, chocolat et caramel rappelant les collections Yves Saint Laurent, Diane von Fürstenberg et Halston de l’époque. Une garde-robe chic et autoritaire qui participe pleinement à la puissance du personnage.
Network : Main basse sur la télévision (1977) de Sidney Lumet, disponible sur Prime Video.
Une jeune femme mystérieuse et glamour dans Chinatown
Chef-d’œuvre du néo-noir américain écrit par Robert Towne et réalisé par Roman Polanski, Chinatown (1974) plonge le spectateur dans un Los Angeles des années 1930 rongé par la corruption. Face au détective privé J.J. Gittes, incarné par Jack Nicholson, Faye Dunaway livre une performance magistrale dans le rôle d’Evelyn Mulwray, l’anti-héroïne mystérieuse dont les secrets sont au cœur de l’intrigue.
Habillée par la costumière Anthea Sylbert, l’actrice incarne une élégance irréprochable inspirée du glamour hollywoodien de l’entre-deux-guerres. Chapeaux sophistiqués, tailleurs impeccablement ajustés, gants et lèvres rouge vif (dont Faye Dunaway devait remettre une couche avant chaque nouvelle prise), composent l’une des silhouettes les plus mémorables du cinéma américain.
Chinatown (1974) de Roman Polanski, disponible en streaming sur Paramount+.
Une mannequin dans Portrait d’une enfant déchue
C’est le rôle le plus mode de sa carrière. Dans Portrait d’une enfant déchue (1972), film réalisé par le photographe de mode Jerry Schatzberg, Faye Dunaway incarne Lou Andreas Sand, ancienne top model retirée du monde après une descente aux enfers marquée par les excès, la solitude et les injonctions à la beauté. Dans ce long-métrage basé sur des souvenirs et des confessions de l’héroïne, l’actrice déploie toute l’étendue de son talent, passant de la jeune femme lumineuse à une figure brisée par la célébrité.
Précurseur dans sa manière d’aborder les coulisses du mannequinat, le film évoque déjà des thèmes que l’on retrouvera plus tard dans le film Gia (1998) avec Angelina Jolie, biopic dédié à la mannequin Gia Marie Carangi. Le long-métrage séduit aussi par ses looks : capelines spectaculaires, bijoux imposants, manteaux de fourrure, perles et cols roulés participant pleinement au récit.
Portrait d’une enfant déchue (1972) de Jerry Schatzberg, disponible en DVD.
Une enquêtrice sophistiquée dans L’Affaire Thomas Crown
Un an après le succès retentissant de Bonnie and Clyde, Faye Dunaway tient un autre rôle iconique dans L’Affaire Thomas Crown (1968). Dans ce thriller romantique signé Norman Jewison (Éclair de lune), elle incarne Vicki Anderson, une enquêtrice d’assurances déterminée à mettre la main sur Thomas Crown, riche homme d’affaires et cerveau d’un spectaculaire braquage, incarné par le tout aussi élégant Steve McQueen.
Le face-à-face entre les deux comédiens demeure l’un des plus chic de l’histoire du cinéma. Les costumes imaginés par Theadora Van Runkle (déjà costumière sur Bonnie and Clyde) contribuent largement au succès du film. Les chapeaux oversize, lunettes glamours, bijoux, robes et tailleurs n’ont pas pris une ride. Le film connaîtra d’ailleurs une nouvelle adaptation réalisée et portée par Michael B. Jordan, annoncée pour 2027.
L’Affaire Thomas Crown (1968) de Norman Jewison, disponible sur Canal VOD.
Une braqueuse dans Bonnie and Clyde
Peu de personnages ont autant marqué l’imaginaire collectif que celui de Bonnie Parker. Aux côtés de Warren Beatty, Faye Dunaway forme dans Bonnie and Clyde (1967) l’un des couples les plus mythiques du cinéma. Inspiré par l’esthétique de la Nouvelle Vague, le film d’Arthur Penn (Little Big Man) révolutionne le cinéma américain et participe à l’émergence du Nouvel Hollywood. Mais son influence dépasse largement le cadre du septième art.
Les bérets, jupes droites, foulards et tailleurs choisis par la costumière Theadora Van Runkle deviennent instantanément iconiques et valent à cette dernière une nomination aux Oscars. La silhouette de Bonnie Parker a inspiré la mode, les photographes et les artistes, de Brigitte Bardot à Sabrina Carpenter, faisant de Faye Dunaway une référence intemporelle.
Bonnie and Clyde (1967) d’Arthur Penn, disponible sur Canal VOD.
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