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27.08.2026 Читать источник
Transat A.T. требует от правительства Канады дополнительной финансовой помощи из-за роста цен на авиатопливо

Авиакомпания Transat A.T. обсуждает с правительством Канады получение нового финансирования, так как существующей государственной поддержки недостаточно для покрытия резкого роста расходов на топливо. Эксперты предупреждают, что отказ властей в дополнительных средствах может заставить перевозчика объявить о угрозе своей финансовой устойчивости.
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Un autre moment charnière pointe à l’horizon chez Transat A.T.. Sans un nouveau coup de pouce financier d’Ottawa pour l’aider à passer au travers de la flambée persistante des prix du carburant d’aéronef, les inquiétudes sur sa survie risquent de réapparaître.
Le spécialiste du voyage d’agrément discute avec le gouvernement Carney en vue d’« une aide supplémentaire ». À peine deux mois après sa mise en place, le programme fédéral annoncé en juin dernier pour aider les transporteurs à encaisser la secousse énergétique – on peut emprunter jusqu’à 150 millions – s’avère déjà insuffisant pour la compagnie à l’étoile bleue.
On devrait avoir une idée des besoins de la société mère d’Air Transat le 10 septembre prochain, lorsqu’elle présentera ses résultats du troisième trimestre. Pour certains analystes et observateurs qui suivent les activités de l’entreprise, celle-ci ne peut se permettre d’essuyer un refus d’Ottawa pour traverser cette nouvelle période de turbulences.
Autrement dit, le transporteur aérien et voyagiste, dont les actions sont cotées à la Bourse de Toronto, pourrait se retrouver contraint de prévenir les investisseurs que sa pérennité financière est menacée. Cela ne signifie pas qu’une situation d’insolvabilité est imminente.
N’empêche, ce genre d’avertissement indique que les choses ne tournent pas rond.
Il y en avait eu un à l’automne 2020 chez Transat, pendant la pandémie de COVID-19. L’entreprise établie à Montréal avait alors admis qu’il existait des doutes quant à sa survie en cas d’échec de son mariage avec Air Canada et si elle ne parvenait pas à obtenir de financement, le cas échéant.
Malgré la transaction avortée, le voyagiste avait été en mesure d’obtenir des prêts d’urgence d’Ottawa au printemps 2021 pour traverser la crise sanitaire et garder la tête hors de l’eau.
Un voyant jaune était cependant réapparu en juin dernier, dans un rapport financier trimestriel. L’entreprise avait indiqué que l’« hypothèse » sur sa « continuité d’exploitation » avait nécessité « un jugement significatif ». C’est un signal que le ciel s’assombrit.
« Étant donné que la clientèle de Transat est particulièrement sensible aux prix, il est plus difficile pour elle de répercuter les hausses soudaines de coûts sur ses tarifs », écrit l’analyste de Marchés mondiaux CIBC.
Facture salée
Expert en aviation et chargé de cours à l’Université McGill, John Gradek estime que Transat a besoin de 100 millions supplémentaires pour l’aider à éponger les suppléments en carburant.
À l’instar de M. Aggarwal, M. Gradek s’attend à ce que la pérennité de Transat soit fragilisée faute d’une entente avec le gouvernement fédéral. Dans l’industrie aérienne, le carburant est l’une des principales dépenses. La guerre en Iran, qui a provoqué une paralysie du détroit d’Ormuz depuis le 28 février dernier, a fait bondir les prix.
Selon l’indice Platts de S&P Global, le prix du galon est actuellement de 3,71 $ US, en hausse de 82 % depuis le début de l’année. Chez Transat, cela s’est traduit par des coûts supplémentaires de 175 millions depuis le début du choc énergétique, dont 105 millions pendant les mois de mai, juin et juillet, soit au troisième trimestre.
Le transporteur avait déjà signalé son intention d’emprunter 150 millions à Ottawa dans le cadre de l’aide offerte à l’industrie. Il s’agit d’un prêt de quatre ans qui s’accompagne d’un taux annuel de 3,91 %.
Ce montant est déjà insuffisant.
Transat n’est pas la seule à encaisser le coup. Sur le marché nord-américain, les bénéfices des grands transporteurs devraient être amputés de 3 milliards cette année, d’après les prévisions de l’Association du transport aérien international.
Transat a toutefois une marge de manœuvre beaucoup plus mince que certains rivaux, avec une dette à long terme qui s’élevait à 320 millions au 30 avril dernier.
À voir la manière dont vont les choses, ce boulet financier risque de s’alourdir.
Transat en bref
Fondation : 1987
Siège social : Montréal
Effectif global : 5000 personnes
Flotte : 41 appareils
Valeur boursière : 95 millions
-
- -10 %
- Recul de l’action de Transat depuis le début de l’année à la Bourse de Toronto. Le titre se négocie aux alentours de 2,30 $.
Source : bourse de Toronto
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