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02.09.2026 Читать источник
GSK сократила более 600 рабочих мест в Бельгии на фоне глобальной программы экономии

Фармацевтический гигант GSK сократил штат на 647 человек в Бельгии за два года, несмотря на сохранение статуса крупнейшего частного работодателя в регионе. Компания реализует масштабный план по снижению издержек на 1,9 млрд фунтов стерлингов, перенаправляя ресурсы на разработку новых препаратов и инфраструктуру в США.
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Le "dégraissage" se poursuit chez GSK en Belgique : "Après la visite de Trump, le groupe a lâché des milliards. Ils doivent donc trouver de l'argent"
Plus de 600 emplois ont été supprimés en deux ans.
- Publié le 02-09-2026 à 16h37
- Mis à jour le 02-09-2026 à 18h27
Ça dégraisse, au "compte-gouttes" étant donné la taille du groupe, mais ça dégraisse. Chez GSK, aucun plan social n'a été annoncé mais l'emploi reste sous pression, chez le "premier employeur privé" de Wallonie, qui se targuait pendant longtemps de fournir plus de 9 000 postes.
Un document interne que nous avons pu consulter montre une baisse continue des effectifs, tandis que plusieurs sources évoquent de nouvelles économies, des contrats de consultance retardés et une restructuration attendue dans le département qualité pour le mois de septembre. Rappelons que le groupe vient d'annoncer un vaste programme mondial d'économies, bien que la santé économique soit bonne.
"Depuis 2024, le nombre d'emplois ne cesse de diminuer"
Le document montre donc que le nombre de travailleurs est passé de 8 881 en 2024 à 8 234 au 31 juillet 2026, soit 647 personnes en moins. Par rapport au pic de 2023, lorsque GSK comptait donc 9 107 travailleurs, la baisse atteint 873 personnes.
La tendance est particulièrement nette du côté des CDI : ils sont passés de 8 528 en 2023 à 7 884 en juillet 2026, soit 644 de moins. Les CDD reculent également, de 543 à 312.
"Les chiffres sont là. Depuis 2024, ça ne cesse de diminuer", résume une source interne. Selon elle, cette baisse passe par une combinaison de non-renouvellements de CDD, d'attrition naturelle, de départs volontaires et de suppressions de postes.
La même source évoque également des licenciements qui se concluraient parfois par une démission négociée plutôt que par un licenciement potentiellement contestable devant le tribunal du travail. Nous n'avons toutefois pas pu établir qu'il s'agissait d'une pratique systématique de l'entreprise.
Les consultants également concernés ?
La pression ne toucherait pas seulement les salariés directs. Selon une autre source, GSK tarderait actuellement à signer ou renouveler certains contrats avec des sociétés de consultance. Un point sur lequel le groupe, que nous avons interrogé, ne s'est pas prononcé.
"Les sociétés de consultance râlent. Les contrats ne sont pas signés ou cela prend un temps fou", explique notre source.
GSK affirme pour sa part ne pas avoir d'annonce particulière à faire sur ces informations que nous lui avons fait remonter.
1,9 milliard de livres d'économies
Le contexte mondial apporte néanmoins une partie de la réponse. Fin juillet, GSK a officiellement annoncé un programme de réduction des coûts sur trois ans visant 1,9 milliard de livres sterling (environ 2,2 milliards d'euros) d'économies annuelles d'ici à 2029. Le groupe explique vouloir "simplifier l'organisation" et réallouer davantage de capital et de ressources vers son portefeuille de médicaments et vaccins les plus avancés.
Le nouveau CEO, Luke Miels, en fonction depuis le 1er janvier 2026 à la suite du départ d'Emma Walmsley, a notamment identifié sept actifs prioritaires mais prévoit plus de vingt lancements d'essais de phase III (phase avancée de recherche, avec tests à grande échelle sur humains, avant commercialisation d'un traitement) cette année.
En interne, certains travailleurs résument cette nouvelle stratégie plus sèchement : "C'est un commercial (il était Chief Commercial Officer, NdlR), il va surtout prioriser ce qui rapporte."
Des milliards investis ailleurs
Ces économies interviennent alors que GSK continue parallèlement à investir massivement dans certains centres stratégiques. Le groupe vient notamment d'annoncer 400 millions de livres pour un nouveau centre mondial de R & D à Cambridge, qui accueillera plus de 1 000 scientifiques.
"Quand Donald Trump est venu au Royaume-Uni (pays où est le siège de GSK, NdlR), le groupe a directement après lâché des milliards, Ils vont donc devoir trouver l'argent"
En septembre 2025, GSK avait également annoncé 30 milliards de dollars d'investissements sur cinq ans aux États-Unis, notamment dans la recherche, les essais cliniques et les infrastructures industrielles. Cette annonce avait été faite à l'occasion de la visite d'État de Donald Trump au Royaume-Uni.
"Quand Trump est venu au Royaume-Uni (pays où est le siège de GSK, NdlR), le groupe a, directement après, lâché des milliards de dollars, particulièrement à Boston… Ils vont donc devoir trouver l'argent", affirme une source.
La Belgique reste un centre majeur pour les vaccins. Pour rappel, GSK avait encore investi 250 millions d'euros pour renforcer sa production de vaccins lyophilisés en 2023 et 150 millions d'euros pour un laboratoire de pointe à Rixensart en juin dernier.
Mais certains craignent tout de même une diminution de l'importance des centres de recherches (présents aux États-Unis, au Royaume-Uni, mais aussi en Belgique et en Italie) dans certains pays, ou des sites de production. Rien ne permet, à ce stade, de parler d'un désengagement du groupe.
Les chiffres internes sont cependant difficiles à ignorer : mois après mois, les effectifs diminuent, sans qu'un vaste plan social via procédure Renault ait été annoncé.
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GSK сообщила о реорганизации R&D, которая может затронуть до 350 рабочих мест, а Merck & Co - о сокращении почти 150 сотрудников предприятия по производству вакцин в Северной Каролине.
С начала 2026 года сокращения сотрудников продолжаются как в небольших биотехнологических компаниях, так и у крупных фармпроизводителей.