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09.09.2026 Читать источник
50 лет со смерти Мао: в Китае вспоминают о трагедии «Голодного десятилетия»
Корреспондент Le Monde Харольд Тибо в новом выпуске подкаста рассказывает о 50-й годовщине смерти Мао и запрещенной памяти о Великой голодоморе в провинции Хэнань. В эфире также обсуждается роль животных в обществе и история культурного феномена Снупи.
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La revue de presse du 9 septembre : sur les traces de la grande famine en Chine, cinquante ans après la mort de Mao
Provenant du podcast
Retour sur les 50 ans de la mort de Mao et la mémoire de la grande famine en Chine, suivi d'une exploration de la place des animaux dans notre société.
Ce matin, le rappel d'un sombre anniversaire et de ses oublis : les 50 ans de la mort de Mao. Il passe un peu sous les radars de la presse, cet anniversaire des 50 ans de la mort de Mao. Aussi, il ne faut pas manquer le bouleversant feuilleton en cet épisode, « Mao, le sombre héritage », feuilleton signé par le correspondant du Monde à Pékin, Harold Thibault.
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Dans l'épisode de ce mercredi, Harold Thibault nous emmène dans le Henan, en Chine, sur les traces d'une mémoire interdite, celle de la grande famine provoquée par le fameux Grand Bond en avant de Mao entre 1958 et 1961. On y rencontre M. Lu, chauffeur de taxi toute sa vie, qui, l'âge venant, aurait pu tout oublier comme une nécessité naturelle, et puis non. « J'ai besoin, dit-il, de comprendre ce qui m'est arrivé quand j'étais enfant. » M. Lu avait 6 ou 7 ans.
Quand quatre des sept membres de sa famille sont morts en 1959-1960, il se souvint de sa mère lui ordonnant de manger l'écorce des arbres, parce que tout le monde avait déjà mangé les feuilles, tandis que les voisins se jetaient sur les fientes d'oiseaux. Son grand-père mourut le premier, puis sa petite sœur de quatre ans, puis son petit frère, et pendant ce temps, les cadres communistes annonçaient des récoltes records qui n'existaient pas et voulaient même afficher des rendements supérieurs aux attentes de Pékin.
En 1958, des cantines populaires sont instituées pour finaliser la collectivisation de la vie chinoise, mais on n'y sert pas grand-chose et bientôt plus rien. Alors, ceux qui tentent de fuir sont passés à tabac, des paysans meurent chez eux ou sur les chemins, des cas de cannibalisme sont documentés. Selon le Monde, les estimations du bilan vont de 16 à 45 millions de morts ; dans tous les cas, dit le Monde, il s'agit d'une famine sans précédent dans l'histoire humaine, surtout survenant en temps de paix.
Aucun mémorial officiel n'a commémoré cette famine en Chine. Zhou XunXu, historienne spécialiste de la Chine moderne, rappelle que la révolution culturelle a été officiellement reconnue, mais la famine, elle, reste désignée comme « trois années simplement difficiles ». La mémoire ne survit que dans les familles. Une femme raconte que, depuis des décennies, la peur de parler a été le sentiment dominant sur les réseaux sociaux pour ceux qui évoquent la famine, au risque de voir leur compte bloqué. Il ne s'agit pas d'une perte de mémoire par négligence, dit-elle, mais d'un oubli imposé. On quitte cette mémoire interdite.
À écouter
France Inter
14 min
A quoi servent les animaux ?
Pour une question d'apparence beaucoup plus légère, à quoi servent les animaux ? C'est la question que pose le 1 l'hebdo. Les animaux sont-ils à notre service ? Au sommaire, un vaste bestiaire pour nous rappeler en quoi les animaux nous sont utiles, et même ceux que vous regardez de travers, comme le moustique. Hélène Seingier raconte qu’au début de 2025, en République tchèque, des autorités s’apprêtaient à restaurer une ancienne zone humide à coups de tractopelles et d’argent public. Une colonie de castors a effectué le travail avant elles : barrages, étangs, tout y était. Économie pour le contribuable : 1,2 million d’euros.
À écouter
Jiang Qing, la veuve de Mao
France Inter
48 min
De là vient la tentation de chiffrer les services rendus par les bêtes. Des économistes du FMI ont évalué une baleine à plus de 2 millions de dollars. La pollinisation par les insectes « vaudrait » 153 milliards d’euros par an.
Mais la philosophe Joëlle Zask renverse la question : « À quoi sert le moustique ? On pourrait répondre : à quoi servent les humains ? » Les animaux, dit-elle, « n’ont pas à se justifier d’exister ».
Et donc, nous y voilà Florence : le moustique finit par rendre un service inattendu. Le 1 raconte que sa trompe, hérissée de minuscules denticules, inspire des chercheurs qui travaillent sur des aiguilles chirurgicales susceptibles d’endommager moins les tissus, d’être plus efficaces et de faire moins mal ! Voilà !
Alors, filons derechef à Ligny-le-Ribault.
Dans La République du Centre, Baptiste Huguet nous emmène dans les forêts du Loiret, où les chaleurs de l’été ont avancé… le brame du cerf. Étienne Jourdan, de l’association « La faune sauvage est en danger », prévient : « Si les animaux sentent une menace, ils quittent le territoire. » Alors, pour les écouter : vêtements sombres, pas de parfum, pas de bruit, et surtout de la distance. Le cerf, en période de rut, peut devenir imprévisible et… charger !
A force de nous demander ce que les animaux font pour nous, on peut aussi regarder ce que nous faisons d’eux. La revue Bâtard, très revigorante revue, « chien et culture » avec un beau berger allemand en couverture, nous raconte sous la plume de Margot Baldassi, comment un petit beagle ordinaire est devenu un double de nous-mêmes : Snoopy. De snupi en norvégien, la langue de sa mère, qui veut dire chouchou ou mon petit chéri.
Lorsqu’il apparaît dans Peanuts en 1950, Snoopy est encore un chien : quatre pattes, une queue qui remue, un goût prononcé pour la nourriture. En 1952, Charles Schulz lui prête ses premières pensées. Puis Snoopy se redresse, marche sur deux pattes et, à partir de 1958, quitte l’intérieur de sa niche pour s’installer sur son toit. Là, il médite et surtout il rêve : il devient un as de la Première Guerre mondiale, écrivain, avocat et Il devient même mascotte de la sécurité de la NASA en 1968.
En 2000, à la mort de son auteur, Charles Schultz : Snoopy ne rencontre pas moins de 355 millions de lecteurs.
Charles Schulz avait cette explication de son personnage : « He has to retreat into his fanciful world in order to survive. »: Il doit se réfugier dans son monde imaginaire pour survivre.
Une assez belle définition de Snoopy. Et peut-être, pas seulement pour Snoopy.
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