Французский Экономика
06.07.2026 Читать источник
Руководители бизнеса призывают к оптимизму, чтобы не укреплять популизм
Генеральный директор Renault Франсуа Провост и лауреат Нобелевской премии Филипп Ахион заявили, что постоянный пессимизм и самокритика во Франции опасны для экономики. Эксперты отмечают, что признание сильных сторон страны необходимо для предотвращения роста популистских настроений.
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Ces patrons qui positivent
Les chefs d'entreprise commencent à comprendre que dire que tout va mal nourrit les populismes.
Publié le
C'est un patron qui exerce dans un secteur difficile, l'automobile, qui adopte une attitude résolument offensive. François Provost, le directeur général de Renault depuis un an, n'est pas vraiment connu du grand public. Eh bien, dans une interview publiée par Les Echos, il adopte un ton positif, voire (je pousse un peu) optimiste. Cela fait du bien.
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Il affronte clairement des vents de face
l'industrie automobile joue sa survie avec l'interdiction ou presque des moteurs thermiques dans moins de 10 ans. En plus, d'ici 2030, il va devoir appliquer 100 nouvelles règlementations de sécurité.
Tout cela est vrai. Mais Provost ne baisse pas les bras et il remonte ses manches : il investit 13 milliards d'euros et assume d'apprendre des technologies chinoises. Au total, il demande à tous les salariés d'y croire et de se battre parce Renault peut s'en sortir.
Avec d'ores et déjà des résultats : à la fin de cette année, la firme au Losange comme on dit, aura produit, annonce-t-il, 200 000 R5 électriques.
Évidemment, Renault a un atout à jouer vis-à-vis des Français parce que son principal concurrent, Stellantis et toutes ses marques dont Peugeot, ce concurrent est peu incarné en France – il est même dirigé des États-Unis.
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Un pessimisme dangereux
Ce ton est intéressant pour une autre raison. Parce que commence à émerger le sentiment, dans les milieux économiques, que le pessimisme, que le déclinisme, que le dénigrement, sont finalement risqués et dangereux. Que l'autodénigrement qui est l'actuelle bande-son de la société française fait progresser les populismes.
Cet autodénigrement du pays sert tous ceux qui promettent de renverser totalement la table en dénonçant un « système » largement fantasmé. Bref, répéter que tout va mal, c'est faire courir le risque que l'économie soit emportée avec l'eau du bain. Voilà ce qui commence à infuser.
Est-ce vrai que tout ne va pas si mal ?
Ce qui est vrai, c'est que décrire la France comme un pays fini, au fond du gouffre, sans aucune force, sans aucun ressort, ne correspond pas à la réalité – et ce n'est pas nier ses handicaps et ses renoncements dont on parle souvent ici.
Un Prix Nobel porte aussi cette approche positive. Le Nobel d'économie français Philippe Aghion qui porte avec lui un optimisme assez rare pour être souligné. Il était mardi dernier ici dans ce studio : "Je ne donne pas dans le catastrophisme. L'Europe doit se relever et la France sera un pilier de ce relèvement, et nous avons les moyens de le faire, nous avons des atouts formidables." Puisse-t-il avoir raison.
Par Dominique Seux
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