Французский Общество
06.07.2026 Читать источник
Нейробиологи доказали: физическая активность в классе улучшает память и предотвращает деменцию
Исследования подтверждают, что движение стимулирует рост нейронов и повышает концентрацию учащихся. Эксперты призывают интегрировать физическую активность в учебный процесс для улучшения когнитивных функций на протяжении всей жизни.
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Оригинальный контент
Par Eva Roque
Et si le mouvement était une clé pour apprendre ? Neurosciences et expériences en classe montrent que le corps joue un rôle essentiel dans la mémorisation et les apprentissages. Une approche qui pourrait bien transformer notre façon d'enseigner… Et d'apprendre.
Le cloître Saint-Sauveur de la cathédrale d’Aix-en-Provence est situé en face de l’Institut d’études politiques. L’endroit est calme, joliment arboré. Pourtant, rarement les étudiants s’y aventurent, préférant les bars bruyants de la rue Saporta. Sauf ce jour-là. Sauf le jour, où notre professeur Bruno Etienne, a choisi de faire cours dans le cloître. Le sujet était la maïeutique chez les Grecs. Et pour aborder ce thème, il a choisi de nous parler tout en marchant dans les travées du cloître. Nous, à ses côtés, le corps en mouvement. Et l’esprit tourné vers son enseignement. Je n’ai jamais oublié ce cours si particulier. Cette sensation de bien-être. L’impression de tout comprendre, de développer une acuité rare. Je n’ai jamais oublié non plus cette leçon et le sens du mot maïeutique. Comme si cette heure passée à marcher avait incrusté dans mon cerveau un concept qui m’aurait sans doute échappé, assise sur les bancs de l’amphithéâtre. Oui, l’apprentissage et le mouvement sont reliés. Mais jusqu’à quel point ? Et vous, l’avez-vous constaté ?
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À écouter
8 min
Bouger pour mieux apprendre : le corps, allié oublié de l'intelligence
Longtemps cantonné au cours d'EPS, le corps retrouve une place centrale dans les apprentissages. Danseuse et chorégraphe, Marion Lévy défend une pédagogie où le mouvement devient un outil de compréhension et de mémorisation. Avec son dispositif "Danse ta classe", elle intervient directement pendant les cours, transformant une notion de mathématiques, de grammaire ou de langues en gestes chorégraphiés. « Le geste est lié à la parole. Le fait de lier le geste à la parole, ça s'imprime dans la mémoire à long terme », explique-t-elle. Selon elle, cette approche ne constitue pas une activité annexe mais s'intègre pleinement au cours : « Je pars du programme scolaire et j'en donne une traduction artistique. » Les témoignages d'élèves et d'enseignants confirment une meilleure mémorisation, une participation accrue et un regain de plaisir d'apprendre.
Les neurosciences confirment les bénéfices du mouvement
Les travaux de Boris Cheval, chercheur en neuropsychologie de la santé et auteur de Le syndrome du paresseux, viennent appuyer scientifiquement ces observations. Il rappelle que quelques minutes d'activité physique suffisent à améliorer les capacités d'attention et de concentration : « Lorsque vous faites bouger les enfants cinq à dix minutes, le cerveau entre dans un état neurophysiologique propice aux apprentissages. » Sur le long terme, les bénéfices sont encore plus importants : « Les enfants plus actifs physiquement produisent davantage de neurones, davantage de synapses et davantage de vaisseaux sanguins dans le cerveau. » Pour le chercheur, il est temps d'abandonner l'opposition traditionnelle entre le corps et l'esprit : « La mémoire et l'apprentissage, c'est de la biologie, c'est incarné. Le corps doit revenir au centre. » Il insiste également sur le fait que consacrer du temps au mouvement ne pénalise pas les résultats scolaires, bien au contraire : « Faire de l'activité physique à l'école, c'est du temps investi pour les apprentissages. »
Une révolution pédagogique qui dépasse l'école
Au-delà des performances scolaires, les deux invités voient dans cette réhabilitation du mouvement un enjeu de société. Marion Lévy observe que la danse favorise la coopération, le respect du corps de l'autre et l'inclusion, y compris pour des élèves en situation de handicap. Elle souhaite désormais adapter son dispositif aux entreprises et aux EHPAD, après avoir constaté les effets positifs du mouvement sur des personnes atteintes de troubles cognitifs. Boris Cheval souligne que les bénéfices concernent toutes les étapes de la vie : l'activité physique peut ralentir le déclin cognitif lié à l'âge et diminuer le risque de maladie d'Alzheimer. Son conseil est simple : intégrer davantage de mouvement dans les gestes du quotidien. « Chaque pas compte », rappelle-t-il, avant de conclure que seule une activité procurant du plaisir peut s'inscrire durablement dans les habitudes : « Si vous n'avez pas de plaisir, il n'y aura pas de maintien au-delà de six mois. »
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À écouter
52 min
Invité.es
- Marion Lévy, danseuse et chorégraphe, porteuse du projet pédagogique « Dans(e) ta classe »
- Boris Cheval, chercheur en neuropsychologie de santé et psychologie du sport, auteur de " Le syndrome du paresseux. Comment combattre notre inactivité physique." Dunod Poche
Chroniques
- France InterLundi 6 juillet 2026 3 min
Programmation musicale
- 10h12BAD BUNNY La mudanza (Edit) Album: La mudanza (Edit) Label: RIMAS ENTERTAINMENT LLC
- 10h27Ino Casablanca Kitlé Album: Extasia (2025) Label: LCS RECORDZ
- 10h47DIANA ROSS I'm coming out Album: Anthology (1986) Label: TAMLA MOTOWN Réécouter Ouverture dans un nouvel onglet
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«нейрофизиология движения и обучение влияние физической активности на память и когнитивные способности»
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