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03.09.2026 Читать источник
Борис Дилльес подверг критике эффективность профилактики и отказался связывать сокращение субсидий с ростом насилия в Брюсселе
Министр-президент Брюсселя Борис Дилльес заявил, что нельзя напрямую связывать сокращение финансирования профилактических программ с последними стрельбами в регионе. Он подверг сомнению результативность миллионов евро, выделенных ассоциациям за последние годы, и настаивает на необходимости пересмотра управления этими средствами.
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"Des millions claqués en subsides" : Boris Dilliès tacle l'efficacité de la prévention à Bruxelles
Boris Dilliès refuse de lier les coupes dans la prévention aux fusillades et questionne l'efficacité des millions de subsides versés aux associations ces dernières années.
- Publié le 03-09-2026 à 08h15
- Mis à jour le 03-09-2026 à 10h20
Alors que Bruxelles annonçait, lors du dernier Conseil régional de sécurité (Cores) du 26 août, sa volonté de renforcer la prise en charge des personnes toxicomanes après les dernières fusillades, le ministre-président Boris Dilliès (MR) a profité des débats au Parlement bruxellois pour remettre en cause le bilan de la prévention menée ces dernières années. Une remarque qui n'a pas manqué de faire réagir l'opposition.
Parmi les mesures annoncées lors du Cores à la suite des fusillades qui ont secoué Bruxelles figure notamment une amélioration de la prise en charge des personnes en situation de toxicomanie. Un volet qui touche directement au travail des associations de prévention et d'accompagnement actives sur le terrain. Ces dernières ont récemment fait l'objet de coupes dans les subsides régionaux. Résultat : 14 projets sont passés à la trappe.
Mais pour Boris Dilliès, il ne faudrait pas établir trop rapidement un lien entre la diminution de certains moyens consacrés à la prévention et les dernières fusillades. "J'ai toujours considéré, en tant que bourgmestre, que la prévention était aussi importante que la répression", a rappelé le libéral. Avant de poursuivre : "On nous dit qu'on a coupé dans la prévention. Ça s'appelle la gestion. Je suis à la tête du gouvernement d'une région en quasi-faillite. Ce ne serait pas sérieux de dénoncer que la réduction des moyens de prévention a un lien direct avec le drame qui touche Bruxelles."
Le ministre-président libéral se montre surtout critique sur le bilan des politiques menées jusqu'ici. "Si tout avait été parfaitement fait avec les millions claqués en subsides depuis des années à toute une série d'associations, dont certaines font un excellent travail, à ce moment-là, on devrait se dire qu'il n'y a aucun problème de ce côté-là", lance-t-il. "Est-ce irréaliste de se poser la question de l'évaluation de ces choses ?", questionne Boris Dilliès.
Pour le ministre-président, la question n'est donc pas de choisir entre prévention et répression, mais de revoir la manière dont les moyens publics sont utilisés. "On croit à la prévention, on alloue d'autres moyens et on garde des moyens. On croit que la bonne gestion peut aller de pair avec de la bonne prévention", affirme-t-il.
Une déclaration qui a immédiatement fait réagir la députée d'opposition Zakia Khattabi (Ecolo). "Les associations dans la prévention apprécieront vos remarques", lui a-t-elle lancé.
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