Французский Инвестиции
06.07.2026 Читать источник
Канадский стартап État Végétал вырос с 100 до 1000 точек продаж за год

Компания, основанная в гараже во время пандемии, превратила производство веганских соусов и закусок в крупный промышленный бизнес. За счет выхода в крупные сети и сотрудничества с госучреждениями выручка предприятия выросла на 100% в текущем году.
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Certaines entreprises naissent dans un contexte rocambolesque. État Végétal – qui est passé de 100 à 1000 points de vente en une année – est de celles-là.
Tout a commencé sous des bâches, à la pluie battante, dans une cour arrière de Montréal-Nord, en pleine pandémie. Audrey-Anne Lefebvre et ses amis revenaient d’une épopée à vélo en Inde, brutalement avortée.
Après avoir terminé son voyage au Québec, à 29 ans, cette diplômée en cuisine de l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec (ITHQ) désirait s’ancrer dans la province. Sa première idée : transformer des légumes moches en conserves.
Mais pas n’importe lesquelles, je voulais faire des choses comme des sauces romesco. J’avais envie de bien cuisiner !
Audrey-Anne Lefebvre
Le groupe d’amis passe trois semaines sous des bâches à concocter le tout. Ils produisent 600 conserves, qu’ils vendent à leurs proches. Bien décidées à continuer, Audrey-Anne et sa partenaire d’alors dénichent une cuisine « vraiment pas chère » à Saint-Jérôme. Elles commencent à préparer des plats pour accompagner leurs sauces. En parallèle, l’entrepreneure participe à la première cohorte de l’ITHQ en cuisine végane.
État Végétal est né.
De l’artisanal à l’industriel
Rapidement, l’équipe loue une cuisine à Montréal. « On est restés là trois ans. Et à la fin, les poches de farine touchaient le plafond et il y avait neuf employés », décrit Mme Lefebvre.
Durant cette période, État Végétal développe ses produits phares : les arancinis, des boules de risotto panées, les taquitos, soit des tortillas farcies de légumes et de protéines végétales braisées, et les croquettes véganes – une alternative aux croquettes de poulet. L’entreprise produit aussi du végépâté, une tartinade qui se mange en sandwich ou en salade. Et nouvellement, un seitan en morceaux, précuit et sous vide.
Dès le début, ou presque, les produits sont vendus par les Fermes Lufa. « On a grandi avec eux », soutient Mme Lefebvre. Encore aujourd’hui, bien que l’entreprise distribue ses recettes dans de nombreux endroits, Lufa lui permet de rester viable, souligne-t-elle.
Mais en 2024, l’entreprise se heurte à un mur. La production artisanale ne suffit plus. La solution passe par la sous-traitance et le copacking, ou conditionnement à forfait en français, une formule où une autre entreprise prend en charge la chaîne logistique.
Je pense qu’en 2026, il faut essayer de limiter ses coûts. Et le copacking, c’est un peu le partage des risques, parce que, par exemple, le livreur, il n’a pas juste nous, il a plein d’autres clients.
Audrey-Anne Lefebvre
Dans la même période, la PME développe son image de marque. « Avant, les produits venaient dans un sachet transparent, avec une étiquette collée », se remémore Mme Lefebvre. Désormais, les arancinis et les taquitos se rendent aux consommateurs dans des sacs colorés.
La fabrication industrielle permet de décupler la production. Aux Aliments Châtel de Laval, sur le boulevard Armand-Bombardier, où Audrey-Anne Lefebvre nous accueille, il est possible de fournir en une journée 1,8 tonne d’arancinis, 27 000 taquitos et 4,5 tonnes de seitan, énumère-t-elle. Mais pas question de sacrifier la qualité, précise-t-elle. Les croquettes, qui perdaient au change, ont disparu – mais ce n’est que partie remise. Et en attendant, les ventes ont explosé.
De 100 à 1000 points de vente
En avril 2025, État Végétal intègre Sobeys. Les sacs colorés sont désormais sur les tablettes des IGA et des Metro, notamment. Six mois plus tard, les distributeurs alimentaires, dont Gordon, Sysco et Dubé Loiselle, adoptent les produits. L’entreprise réussit ainsi à rejoindre les institutions qui, de plus en plus, souhaitent végétaliser leur menu, observe Mme Lefebvre.
« Des hôpitaux sont en train d’embarquer, on a beaucoup de CPE, de RPA, de restaurants et on a été porter des échantillons aux Forces armées », énumère l’entrepreneure. Des négociations sont aussi en cours avec une autre grande enseigne d’alimentation, précise-t-elle, sans en dévoiler plus.
Le chiffre d’affaires de l’entreprise reflète cette croissance. L’an dernier, la hausse a été de 30 %. Cette année, avec l’arrivée des distributeurs alimentaires, État Végétal prévoit une augmentation de 100 %.
Du voyage à vélo à la production industrielle, la transition n’est-elle pas abrupte ? Au contraire, affirme Mme Lefebvre : « Ça a vraiment renforcé ma résilience. Comme entrepreneure, je ne pense pas que j’aurais trouvé ça aussi facile si je n’avais pas eu cette expérience. »
Pourquoi État Végétal ?
Parce que de nouvelles options pour végétaliser les menus sont toujours les bienvenues.
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«Французская компания État Végétal: история успеха от гаражного стартапа до промышленных масштабов»
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