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15.08.2026 Читать источник
61-летний подковщик из Тарна продолжает трудиться спустя три десятилетия, несмотря на физические трудности профессии

Патрис Мориэ, занимающийся подковкой лошадей и ослов уже 30 лет, делится своим опытом и готов обучать новых мастеров. Несмотря на возрастные ограничения и тяжелый физический труд, он сохраняет страсть к своему делу и видит перспективы развития профессии.
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À 61 ans, Patrice Mauriès, maréchal-ferrant à Montans, partage sa passion et son savoir-faire malgré les défis du métier
Cela fait trente ans que Patrice Mauriès passe ses journées aux pieds des chevaux. Profession : maréchal-ferrant. Trois décennies de compétences et de coups de sabots. À 61 ans, ce Tarnais continue. Le plaisir du travail bien fait et la passion ne faiblissent pas pour ce métier hors du temps.
Dans un petit coin nature à Montans (Tarn) se trouve l'antre de Patrice Mauriès. Il y vit et entrepose son matériel, autour de son cheval, deux chiens, un chat et une poule. Bref, il est bien. À 61 ans, il continue son travail de maréchal-ferrant. "Ça fait trente ans que j’ai embrassé cette profession", sourit-il.
Avant ça, il a été routier durant dix ans. "La boîte a coulé. Je me suis retrouvé au chômage et il fallait que je ramène de l’argent à la maison pour nourrir la famille. Et j’en avais marre de faire la route."
Le cheval a toujours fait partie de son quotidien. À 16 ans, au retour du Maroc, il s’installe à Graulhet, où son père travaille dans l’industrie du cuir, il apprend la voltige et les cascades. Un jour, le maréchal-ferrant qui ferrait son cheval apprend sa situation. Il lui propose de lui apprendre le métier.
"Au début, j’ai dit non"
"J’ai de suite répondu non. Ce n’est pas un métier pour moi." L’insistance finira par payer. Patrice se lance dans ce métier ancien, technique et physique. Bien tenir la jambe, gratter le sabot et positionner le fer au mieux, pour que l’animal ne soit pas gêné pour la marche et la course. Il faut savoir que le travail des fers se fait selon le "code Napoléon" toutes les six semaines. C’est le temps d’usure que l’empereur a calculé durant ses campagnes.
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"J’arrondis légèrement le devant du fer pour un meilleur équilibre de la marche du cheval. Si vous le faites mal, c’est comme si nous, les humains, on courait avec des chaussures de ski..." Aujourd’hui, il se veut serein. Pendant des années, il est parti au boulot avec la boule au ventre, par peur de l’accident.
"J’en ai pris, des coups de sabots. Le cheval, à la moindre peur, panique. Quand vous avez au-dessus du dos des centaines de kilos de muscles, on ne fait pas le fier." Cent fois il a voulu arrêter. "Puis, une bonne nuit de sommeil et c’est reparti." Sans oublier que le métier est très physique. Il faut bien se positionner pour éviter de se casser le dos au fil des ans. "Beaucoup ont arrêté à cause de ça."
"Les coups de sabots, j’en ai pris"
Notre homme fait aussi dans les soins des ânes. "Il y a une période tendance pour cet animal. On s’installe à la campagne, on a du terrain et on achète un âne, en partie pour les enfants. Puis, avec le temps, on le délaisse un peu." C’est là que Patrice intervient. Il faut travailler le sabot qui ne cesse de pousser. Si on ne fait rien, il sera handicapé. "C’est un animal très intelligent. S’il se retrouve dans une situation qu’il n’aime pas, il va le faire savoir. Si le cheval tape au hasard, l’âne vise précisément."
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Dans son camion, il a tout. Des fers de différentes tailles, du poney au cheval de trait, des clous, le tablier, des dizaines de tenailles et de marteaux différents et évidemment le four à gaz pour chauffer et travailler le fer. "Je me déplace toujours chez mes clients. C’est fini le temps où le maréchal avait pignon sur rue dans le centre du village."
Aujourd’hui, outre son métier, il s’occupe du ramassage scolaire à Montans et dans ses alentours. Pour l’avenir du maréchal-ferrant, il est confiant. "Il y a du boulot et le métier semble plaire. On voit de plus en plus de femmes se lancer. C’est chouette."
La seule ombre au tableau, c’est le manque de place pour se former. Patrice, lui, est prêt à accueillir de nombreux stagiaires. "Si on ne transmet pas l’expérience, tout va se perdre. Les gestes de maréchal-ferrant, cela ne s’apprend pas dans les livres."
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